Questions fréquentes
Une question, une réponse courte. Quand la réponse est « pas encore », c'est écrit comme ça, avec la date. Cette page est aussi notre registre des limites : si une chose ne marche pas, elle est ici, et pas seulement dans les petits caractères.
Le service n'est pas encore ouvert. L'application n'est distribuée nulle part pour l'instant, et rien n'est en vente. Cette page décrit ce que le produit fait déjà, tel qu'il tourne sur nos appareils d'essai.
- Général
- Les archives
- La restauration
- Je change de téléphone
- Sécurité et preuve
- Les limites, dites franchement
- Nous joindre
Général
Qu'est-ce que c'est, exactement?
Une application de messagerie texte pour Android, issue de Fossify Messages, un projet à code source ouvert sous licence GPL-3.0. Elle fait le travail d'une messagerie — SMS, MMS, pièces jointes, groupes, recherche, blocage — et elle sait mettre vos conversations en archives scellées. En option, elle peut relier un assistant IA à vos SMS; c'est ce que décrit l'aide.
Faut-il en faire mon application SMS par défaut?
Oui, et ce n'est pas un détail de confort. Sous Android, seule l'application SMS par défaut peut écrire dans la base de messages du téléphone : sans ce rôle, une restauration ne peut rien remettre en place. Lire vos messages tient à autre chose : à la permission de lecture des SMS, que vous accordez — et que le rôle vous fait accorder d'office. Les deux ensemble donnent à l'archive les tables du système, celles-là mêmes où vivent vos messages, plutôt qu'une vue de côté.
Y a-t-il de la publicité, du pistage, des statistiques d'usage?
Non. Aucune publicité, aucune télémétrie, aucun mouchard d'analyse : l'application ne rapporte rien sur votre usage, ni à nous ni à personne. Aucune sortie réseau ne part de son propre chef — chacune répond à un geste de votre part, comme brancher un nuage pour y copier vos archives, ou activer l'option assistant.
Où puis-je l'obtenir, et combien coûte-t-elle?
Nulle part pour l'instant, et rien n'a de prix : au 6 septembre 2026, l'application n'est publiée dans aucune boutique et aucune version n'a été remise à un tiers. Le prix n'est pas arrêté. Écrivez-nous à [email protected] pour être prévenu.
Dans quelles langues l'application existe-t-elle?
Quatre-vingts, offertes dans l'écran « langue de l'application » d'Android : de l'arabe au vietnamien, en passant par le français, l'espagnol, le hindi, le japonais, le chinois et le portugais du Brésil. Une langue n'entre dans cette liste que le jour où chacun de nos textes y est traduit — pas la moitié des écrans. Il reste deux langues au dépôt, encore incomplètes; elles servent quand même un téléphone dont c'est la langue du système, mais elles ne sont pas offertes tant qu'il y manque un mot. Les traductions n'ont pas encore été relues par des locuteurs de chaque langue : c'est écrit ici plutôt que caché.
Qu'est-ce qui se passe si je marque une conversation comme non lue?
Tout se passe sur votre téléphone, et rien ne sort. Le fil entier repasse à « non lu » — les messages que vous avez envoyés compris, parce que la marque est posée sur chaque ligne du fil. Rien n'est dit au serveur relais, et votre correspondant n'en sait rien : c'est la lecture qui peut faire partir un accusé, jamais le retour en arrière. Attention à une chose : rouvrir la conversation la remarque comme lue. Le « non lu » tient tant que vous n'y retournez pas.
Les archives
Qu'est-ce qu'une archive, ici?
Vos conversations entières — les deux côtés, photos et vidéos comprises — copiées telles quelles depuis les tables du téléphone vers un fichier, sans rien retoucher.
Vous choisissez jusqu'où l'archive remonte : tout, les sept derniers jours, les 30 derniers jours, les trois derniers mois, la dernière année, ou deux dates que vous posez vous-même sur un calendrier. La période retenue est inscrite au manifeste, à côté de l'empreinte. À l'intérieur, il n'y a aucune cueillette à la pièce : une conversation retenue est prise en entier sur la période choisie, les deux côtés, sans triage message par message. C'est ce qui sépare une archive d'une capture d'écran choisie.
Quels fichiers sont créés?
Quatre, côte à côte. Le fichier XML qui porte les messages, dans un dialecte largement documenté que lisent aussi les outils de sauvegarde SMS courants. Un manifeste d'intégrité : empreinte SHA-256 du XML calculée à la création, appareil source, période couverte, procédé, portée. Un rendu en page web, à lire ou à imprimer depuis n'importe quel navigateur. Et une note de remise à un avocat, bilingue, qui explique ce que l'empreinte prouve — et ce qu'elle ne prouve pas.
Où sont rangées mes archives?
Dans le dossier que vous avez choisi sur votre appareil. C'est la copie de référence : elle est écrite, puis relue. Si la relecture montre autre chose que ce qui a été écrit, l'archive est retirée et la passe échoue — une archive fausse est pire qu'une archive absente. Si le dossier accepte le fichier mais refuse de le rendre, l'archive est gardée et le manifeste l'écrit lui-même, à la place de la ligne de vérification : « le dossier n'a pas permis la relecture; hachage calculé à l'écriture ». Ce jour-là, rien d'ancien n'est effacé, et si le dossier s'entête trois passes de suite, l'application vous prévient. Nous préférons écrire cette faiblesse dans la pièce plutôt que la taire.
Pour les voir sans sortir de l'application : « Mes archives », dans Réglages ▸ Archives. L'écran liste ce que le dossier contient, dit de chaque archive si elle a été vérifiée, signale un trou dans la numérotation — les sauvegardes se numérotent à la suite, donc un numéro manquant veut dire qu'un fichier n'est plus là — et laisse ouvrir la page lisible, confronter le fichier à son manifeste, envoyer le jeu complet, ou remettre une archive sur ce téléphone.
Est-ce que l'application efface mes vieilles archives pour faire de la place?
Oui, les ordinaires, et il faut le dire clairement. Deux règles les font tourner : le nombre que vous avez choisi de garder, et une limite de place pour le dossier entier, que vous réglez aussi. Quand la limite de place décide, elle passe avant votre compte — c'est pour ça que l'application vous prévient une fois avant le premier effacement de chaque régime, et redemande votre avis quand elle a fait tout ce qu'elle pouvait sans vous. Trois choses ne sont jamais emportées : la sauvegarde la plus récente, une sauvegarde nommée (hors du compte comme hors de la rotation), et une complète protégée — celle du mois. Aucune complète n'est effacée par l'application; si elles s'empilent, elle vous le dit et c'est vous qui décidez. Rien n'est effacé avant qu'une nouvelle archive de la même famille ait été relue et vérifiée.
Comment les dates sont-elles enregistrées?
En temps universel : chaque message porte sa date sous forme d'un compteur qui démarre au 1er janvier 1970, l'époque UTC, et qui ne dépend d'aucun fuseau horaire — en millisecondes pour les SMS, en secondes pour les MMS, tels que le téléphone les livre. C'est ce chiffre-là qui fait foi, et le fichier le garde tel quel, octet pour octet.
À côté, une date lisible est écrite pour l'œil humain. Elle est rendue dans le fuseau que le message porte, jamais dans celui de la machine qui ouvre le fichier : deux ordinateurs placés aux antipodes lisent la même heure pour le même message. Les secondes des MMS y sont converties pour cet affichage seul; l'attribut brut, lui, ne bouge pas.
Et ce fuseau est écrit dans le fichier, en deux attributs, sur chaque message qui en porte un : l'identifiant du lieu — « Europe/Paris », « Asia/Kolkata », « America/Toronto » — et l'écart sur le temps universel, en minutes. Deux, parce qu'aucun des deux ne suffit seul. L'identifiant renvoie à une table de règles que les pays changent : un pays déplace son heure d'été, et la même archive relue trois ans plus tard rendrait une autre heure locale pour le même instant. L'écart, lui, ne dit pas où, et il change au milieu de l'année quand l'heure d'été arrive. Ensemble ils se vérifient l'un l'autre : le lieu nomme, l'écart fige ce que les règles disaient ce jour-là. En minutes et non en heures, parce que plusieurs fuseaux du monde sont à la demie ou au quart d'heure et qu'on ne les arrondit pas. Et c'est l'écart de l'instant du message, jamais de l'instant où vous archivez : archiver en janvier un message reçu en juillet ne lui colle pas l'heure d'hiver.
Quand un message ne porte pas de fuseau — une vieille archive relue, un message reconstruit — les deux attributs sont absents plutôt qu'écrits vides : un attribut manquant dit « ce fichier ne sait pas », ce qui n'est pas la même phrase qu'une valeur vide. L'heure lisible est alors rendue en temps universel, et elle se termine par « Z », le marqueur que la norme réserve à l'heure universelle : elle s'avoue, et par un signe qu'on ne peut pas prendre pour un écart mesuré.
La restauration
Restaurer, est-ce que ça écrase ce qui est déjà sur mon téléphone?
Non. La restauration fusionne : les messages sont ajoutés dans les conversations existantes, et rien n'est jamais remplacé ni effacé — l'application n'écrit que des ajouts. Le rapprochement d'un message avec sa conversation est fait par Android à partir du numéro : la réserve de la réponse suivante vaut donc aussi pour le fil lui-même.
Et si je réimporte deux fois le même fichier?
Rien ne bouge. Un message déjà présent — même numéro, même date, même sens — est ignoré. Une seule réserve, et elle est réelle : si le fichier vient d'un autre téléphone où les numéros sont écrits autrement (avec ou sans indicatif), un même message peut apparaître deux fois.
Faut-il un compte chez vous pour relire une archive?
Non. Vos sauvegardes sont des fichiers, dans le dossier ou le nuage que vous avez choisi. Un autre téléphone les rouvre directement, et le XML se lit aussi ailleurs que dans cette application. Rien ne dépend d'un compte chez nous.
Que faut-il pour restaurer sur un nouveau téléphone?
Le fichier, et que l'application soit l'application SMS par défaut de ce téléphone — c'est la seule façon, sous Android, d'écrire dans la base de messages. Le détail de ce qui suit et de ce qui ne suit pas est dans la section suivante.
Je change de téléphone
Ce que fait l'application telle qu'elle est écrite au 6 septembre 2026. Rien ci-dessous ne repose sur l'outil de transfert de votre fabricant : il peut ramener vos messages, mais nous ne le pilotons pas et nous ne l'avons pas éprouvé avec cette application. Ce que la sauvegarde de votre compte Google a le droit d'emporter de notre application, en revanche, nous le pilotons : deux listes de règles le décident, et « Qu'est-ce qui part dans la sauvegarde de mon compte Google? » les détaille plus bas.
Que dois-je faire sur l'ancien téléphone avant de le lâcher?
Cinq choses, et la cinquième est la seule qui ne se rattrape jamais. Lancer une sauvegarde complète — toutes les conversations, depuis toujours, pièces jointes comprises — et attendre qu'elle soit vérifiée : l'application relit chaque sauvegarde après l'avoir écrite, et une relecture discordante fait échouer la passe. Si le manifeste vous dit que le dossier n'a pas permis la relecture, changez de dossier avant de lâcher ce téléphone : c'est le seul cas où une archive est gardée sans avoir été relue. Emporter le dossier des sauvegardes : ce sont des fichiers à vous, sur la carte ou dans le dossier que vous avez choisi; l'application ne les déplace pas, et si votre nuage est branché, la copie y est déjà. Noter votre code de déblocage, que l'application vous réaffiche sur la page du module (voir « Et mon achat? »). Exporter vos mots-clés bloqués, s'il y en a : c'est un fichier texte, qui se réimporte. Ces deux gestes ne sont pas des précautions de trop. Vos réglages restent, oui, dans la sauvegarde de votre compte Google — mais elle n'est pas allumée chez tout le monde, elle ne s'attend pas, et nous ne l'avons encore vue rendre nos fichiers sur aucun téléphone. Deux minutes de papier valent mieux qu'un pari.
Et le cinquième, celui qui ne se rattrape pas : exporter vos réglages,
dans Réglages ▸ Archives, rangée « Exporter les réglages ». Ce geste écrit un
petit fichier .json, là où vous le dites, qui emporte ce que la sauvegarde
de votre compte Google ne porte volontairement pas : vos favoris, vos
conversations épinglées, vos notifications personnalisées, la carte SIM choisie par
correspondant, vos deux sélections de sauvegarde — celle de la nuit
comprise —, les fonds et couleurs de vos conversations, et les réactions posées sur vos
messages. Il y ajoute une poignée de réglages d'apparence de l'application — la couleur
de l'icône, le format des dates, la taille du texte — qui, eux, sont déjà dans la
sauvegarde de compte : les mettre là aussi ne coûte rien et vous dépanne le jour où
cette sauvegarde ne rend rien. Les quatre autres
gestes se rattrapent : le dossier des sauvegardes se recopie plus tard, le code de
déblocage se retrouve, les mots-clés se retapent. Celui-là, non. Un téléphone vendu,
effacé ou perdu ne rend plus ses épingles. Faites-le pendant que le vieux
téléphone est encore allumé devant vous, et gardez le fichier avec vos archives.
L'application ne vous le rappellera pas d'elle-même — c'est cette page qui vous le dit,
et pour l'instant elle est le seul endroit où c'est dit.
Qu'est-ce que je retrouve sur le nouveau?
Vos messages, SMS et MMS, avec leurs pièces jointes et leur état lu ou non lu, en restaurant la sauvegarde la plus récente une fois l'application par défaut. La restauration ajoute et ne remplace rien; si le transfert de votre fabricant a déjà ramené des messages, l'import n'ajoute que ce qui manque — à une réserve près, dite plus haut : des numéros écrits autrement peuvent faire apparaître un même message deux fois. La liste des numéros bloqués, elle, appartient au téléphone et non à l'application. Et un fichier trop volumineux pour la mémoire du téléphone est refusé : l'application lit le fichier en entier avant d'écrire le premier message, donc un fichier qui ne tient pas est écarté avant que rien n'ait bougé, et c'est l'application qui vous le dit, avec le conseil de le couper en plusieurs fichiers. La réserve exacte, puisque cette page les porte : si la mémoire venait à manquer pendant l'écriture elle-même, ce qui avait déjà été écrit reste. Rien n'est remplacé ni effacé — jamais — mais l'import s'arrête là.
Qu'est-ce que je perds?
Celle-ci d'abord, parce qu'elle arrête tout : la destination de vos sauvegardes. Le dossier ne suit pas. Son nom, lui, revient : il voyage dans la sauvegarde de votre compte Google, et l'écran vous le remontre comme avant. Mais le droit d'y écrire ne revient pas — ce droit-là, c'est Android qui le donne, téléphone par téléphone, et il meurt avec l'ancienne installation. Tant que vous n'avez pas rechoisi ce dossier, la sauvegarde de nuit n'écrit rien : chaque passe échoue faute d'un dossier où écrire. Rien n'est perdu de ce qui est déjà écrit; c'est la suite qui ne s'écrit plus. Une bannière vous attend sur l'écran des conversations pour le dire — le dossier est parti ou n'accepte plus rien, rien n'est sauvegardé, touchez pour en choisir un — et elle s'affiche tant que les archives sont allumées. Rechoisissez le dossier sur le téléphone neuf, avant tout le reste.
Ensuite celle-ci, parce qu'elle est muette : la sélection de la sauvegarde de nuit. Si vous aviez choisi quelles conversations sauvegarder toutes les nuits, ce choix ne suit pas tout seul. Sur le téléphone neuf la sélection repart vide, et vide veut dire toutes les conversations — c'est le réglage prudent, celui qui n'oublie jamais un nouveau correspondant. Une fois le dossier rechoisi, vous n'êtes donc pas moins sauvegardé qu'avant : vous l'êtes plus large que vous ne l'aviez demandé, et les conversations que vous aviez volontairement laissées dehors y rentrent. Rien à l'écran ne vous le dira. Deux façons de la retrouver : si vous avez exporté vos réglages avant de lâcher l'ancien téléphone, cette sélection est dans le fichier et l'import la repose; sinon, rouvrez la sélection sur le téléphone neuf et recochez-la.
Ensuite, tout ce qui désigne une conversation ou une personne : les conversations épinglées, les favoris, les notifications personnalisées, la sélection de la sauvegarde lancée à la main, les fonds et couleurs par conversation, les réactions posées sur les messages, et la carte SIM choisie pour tel correspondant. Rien de tout cela ne voyage tout seul — ni juste, ni faux — et c'est un choix. Ces réglages gardent des noms, des numéros complets et des numéros de fil que le téléphone neuf redistribue : les laisser partir dans la sauvegarde de votre compte Google, c'était y mettre vos numéros, et risquer de retrouver le fond d'écran de votre mère sur la conversation de votre garagiste. Perdu vaut mieux que faux.
Mais ils s'emportent — dans un fichier que vous écrivez vous-même. C'est la rangée « Exporter les réglages » de Réglages ▸ Archives, le cinquième geste demandé plus haut, et « Importer des réglages » sur le téléphone neuf. L'import vous montre d'abord ce que le fichier contient — tant de favoris, tant d'épingles, tant de couleurs — puis il ajoute : ce qui est déjà réglé sur le nouveau téléphone reste tel quel, rien n'est vidé ni remplacé. Et il repose chaque chose par numéro de téléphone, jamais par numéro de fil : un numéro de fil est attribué par le téléphone où la conversation est née, le neuf en attribue d'autres, et un réglage reposé sur un numéro de fil réattribué ne se perdrait pas — il mentirait, en désignant la conversation de quelqu'un d'autre. C'est exactement le fond d'écran de votre mère sur la conversation de votre garagiste, et c'est ce que l'appariement par numéro évite. Une entrée qui désigne une conversation absente du nouveau téléphone est ignorée, et comptée, plutôt que posée à côté.
Ce que ce fichier ne porte jamais, parce qu'il est en clair et qu'il est fait pour être déplacé : la clé de votre pont assistant, les connexions à vos nuages et le mot de passe de votre serveur WebDAV, la table qui fait redevenir un jeton un numéro, le Journal, la marque de votre verrou d'application, votre code d'achat, et le texte de vos messages — les messages ont leur propre export, juste au-dessus dans le même écran. Deux choses n'y entrent pas non plus, faute de tenir dans un fichier de réglages : la photo que vous auriez posée en fond d'une conversation, qui se repose à la main (nos fonds à nous, eux, traversent entièrement), et les conversations que vous aviez mises de côté, qui restent à refaire.
Ce que vous gardez, en revanche, et qu'on croit souvent perdre : vos réglages — mots-clés bloqués compris —, le verrou de l'application et votre code d'achat. Ces trois-là restent volontairement dans la sauvegarde de votre compte Google; la réponse « Qu'est-ce qui part dans la sauvegarde de mon compte Google? » dit pourquoi. À la condition qu'elle soit allumée chez vous et qu'Android la restaure, ce que nous ne pilotons pas. Nous écrivons ce qui doit y entrer et ce qui doit en rester dehors, et une épreuve le tient à chaque construction; personne n'a encore vu un vrai téléphone la rendre. C'est pourquoi les gestes demandés plus haut ne sont pas facultatifs : notez votre code de déblocage, exportez vos mots-clés bloqués, exportez vos réglages. S'ils ne reviennent pas, les réglages sont à refaire à la main et le verrou à reposer.
Le reste. Ce que vous aviez supprimé : la corbeille est une marque posée sur le téléphone, et la restauration ne la remet pas — après une restauration, ces messages redeviennent visibles. Un message programmé ne quitte pas le téléphone où il a été écrit. Le Journal — le registre des arrivées, des départs et des effacements — n'est ni dans nos sauvegardes ni dans celle de votre compte Google : prévoyez que le nouveau téléphone en commence un autre. Et la numérotation de vos archives repart à un, exprès : deux téléphones qui continueraient la même suite feraient perdre au numéro tout ce qui le rend utile — un trou cesserait de vouloir dire qu'il manque un fichier.
Et mon achat?
Il n'y a ni compte ni mot de passe chez nous, exprès. Ce qui rattache un achat à un téléphone est un code de déblocage, que l'application vous réaffiche, groupé par quatre, avec la consigne de le garder. Sur le nouveau téléphone, vous le retapez. Le nombre de téléphones qu'un même code pourra couvrir se décidera chez nous et non dans l'application; au 6 septembre 2026, la porte qui vérifiera les codes n'est pas encore écrite sur notre serveur, et rien ne sera vendu avant qu'elle le soit. La vente n'étant pas ouverte, aucun code n'existe encore. Ce que le téléphone fait déjà, en revanche, est écrit et éprouvé : si le serveur est injoignable au moment où vous tapez le code, rien ne change et le code est gardé pour réessayer — un doute ne retire jamais un accès, et rien ne revérifie un accès déjà donné, ni au démarrage, ni plus tard.
Et mon dossier, mon nuage, mon assistant?
Les trois se rebranchent, ils ne se transfèrent pas. Le dossier des sauvegardes : vous le rechoisissez, même si son nom est déjà à l'écran — sans ce geste, rien ne s'écrit, comme dit plus haut. Le nuage : vous vous y reconnectez sur le nouveau téléphone; ce qui y est déjà déposé y reste, et le nouveau téléphone n'y renvoie pas les anciennes sauvegardes, seulement les siennes. L'assistant : le pont arrive éteint sur toute installation neuve, et vous le rebranchez avec un code d'installation pris dans votre console, qui donne à ce téléphone ses propres identifiants. Pensez à éteindre le pont sur l'ancien téléphone : tant qu'il reste ouvert, ce téléphone continue de relayer. L'exemption de mise en veille est propre à chaque téléphone; l'application vous la redemande au premier démarrage comme application par défaut.
Sécurité et preuve
Voyez-vous mes messages?
Si vous activez l'option assistant IA : oui, et nous le disons sans détour. Vos messages passent par notre serveur relais, qui en voit le contenu et en garde une copie. Ce n'est pas du chiffrement de bout en bout, et notre politique de confidentialité l'écrit en toutes lettres. Sans cette option, vos conversations restent sur votre téléphone et dans les archives que vous écrivez vous-même : l'application ne les rapporte à personne.
Est-ce que le serveur connaît le nom de mes contacts?
Non, pas aujourd'hui. Avant qu'un message quitte le téléphone, le numéro est remplacé par un jeton opaque : depuis le téléphone, le serveur ne reçoit pas de numéro, donc jamais de nom de carnet. La seule chose que votre carnet lui apprend est un nombre : combien de personnes chez vous pourraient être confondues avec celle-ci, pour qu'il sache qu'il doit vous demander de qui il s'agit au lieu de deviner. Un nombre, pas un nom, pas une liste.
Une exception, et c'est nous qui l'ouvrons : la console web, l'écran qui vous laisse écrire vos SMS depuis votre ordinateur. Quand vous y ouvrez vous-même une conversation avec un numéro que le serveur ne connaît pas encore, c'est vous qui tapez ce numéro, et celui-là part en clair : il faut bien composer un numéro pour joindre quelqu'un une première fois. Le serveur le range tel quel dans sa file d'envoi, le temps que votre téléphone vienne la chercher. Rien de tout cela ne vient de votre carnet : le carnet de noms de la console vit sur votre ordinateur, et aucun appel de cette page-là n'en transporte une valeur.
La limite honnête, puisque cette page est faite pour les porter : le jeton n'oppose rien à qui tient le relais. La clé qui permet de remonter d'un jeton au numéro est celle qui sert à vérifier les signatures, et le relais doit la détenir pour faire son travail — elle vit en clair dans une colonne de la même base que les jetons. Qui emporte cette base emporte donc les deux, et peut essayer des numéros jusqu'à retrouver le jeton. Ce que le jeton protège vraiment, c'est ce qui circule sans le relais : une trace, un transit, la copie d'une seule table. C'est réel, et c'est étroit. Faire autrement — calculer les jetons sous une clé qui ne quitte jamais le téléphone — se décide et ne se bricole pas; tant que ce n'est pas en service, c'est la phrase ci-dessus qui est vraie, et nous préférons l'écrire que la laisser deviner. Et tout ceci ne concerne que l'option assistant : sans elle, rien de tout cela ne part, puisque rien ne part.
Qu'est-ce qui part dans la sauvegarde de mon compte Google?
En une phrase : vos réglages, la marque de votre verrou, votre code d'achat et le nom des dossiers où vos archives s'écrivent et se copient. Des noms, pas des droits ni des clés. Rien d'autre. Ni le texte de vos messages, ni vos mots de passe, ni le Journal, ni vos archives.
Le détail, puisqu'il se vérifie. Trois fichiers restent dans cette sauvegarde, et ils y sont exprès. Vos réglages depuis la première installation, mots-clés bloqués compris, avec la marque qui garde le verrou de l'application : les perdre serait pire que ce qu'ils emportent. C'est dans ces réglages-là que voyage aussi le nom du dossier où vos sauvegardes s'écrivent — le nom seulement : le droit d'y écrire, lui, ne voyage jamais, et c'est pour ça qu'il faut rechoisir ce dossier sur un téléphone neuf. Votre code de déblocage, parce que sans compte ni mot de passe c'est lui, et lui seul, qui fait suivre un achat d'un téléphone à l'autre. Et le nom du dossier distant que vous aviez choisi chez votre fournisseur de nuage, qui n'est le secret de personne.
Tout le reste est exclu, et nommément. Le mot de passe de votre serveur WebDAV et les jetons de Drive, OneDrive et Dropbox. L'adresse du relais, sa clé de signature et l'identifiant de ce téléphone. La base du pont, seul endroit où un jeton redevient un numéro. Notre propre copie de vos conversations : les textes, les numéros, les brouillons, les messages retenus par un mot-clé. Le Journal, et la clé sous laquelle il nomme vos correspondants. Les fonds, les couleurs, les réactions. Les favoris, les épingles, les notifications personnalisées et les sélections de sauvegarde. Deux listes le décident — l'une pour la sauvegarde de compte, l'autre pour le transfert direct d'un téléphone à l'autre — et une troisième redit la même chose pour les Android plus anciens. Elles n'excluent pas un fichier de moins l'une que l'autre — seules les raisons écrites en commentaire diffèrent, parce que la raison d'exclure diffère — et une épreuve refuse de passer le jour où les exclusions se mettraient à différer.
Une exclusion a un prix, et nous le payons plutôt que de le taire : les fonds, les couleurs, les réactions, les favoris, les épingles, les notifications personnalisées et les sélections de sauvegarde ne suivent donc pas un changement de téléphone par cette voie-là. C'est pour cette raison précise que « Exporter les réglages » existe dans Réglages ▸ Archives : ce que la sauvegarde de compte ne porte plus, vous l'emportez vous-même, dans un fichier qui reste chez vous. Le détail est dans « Qu'est-ce que je perds? ». Ce fichier-là échappe d'ailleurs à la sauvegarde du compte par construction : il s'écrit là où vous le dites, hors des données de l'application.
Vos messages tels que le téléphone les range, eux, ne dépendent pas de nous : ils appartiennent à la base du système, et c'est Android qui décide de les sauvegarder ou non. Vos archives non plus : ce sont des fichiers dans le dossier que vous avez choisi, et le nuage où elles vont est celui que vous avez branché vous-même.
La réserve, et elle est entière : cette règle est posée et éprouvée sur un poste, elle n'a pas encore été observée sur un téléphone. Une épreuve relit les trois listes à chaque construction et refuse le moindre fichier oublié; personne n'a encore déclenché une vraie sauvegarde suivie d'une vraie restauration sur un appareil. Le jour où ce sera fait, cette page le dira.
Un conseil qui reste bon, pour une autre raison qu'avant : si un second téléphone se met à servir pendant que le premier sert encore, éteignez le pont assistant sur l'un des deux. L'identité du pont ne voyage plus par la sauvegarde de compte — elle en est exclue, des deux côtés — mais deux téléphones appariés chacun de leur côté portent quand même deux ponts vivants, et c'est un ennui que nous avons déjà vu.
À quoi sert l'empreinte SHA-256?
À prouver qu'un fichier n'a pas bougé depuis sa création. Elle est calculée pendant
l'écriture, inscrite au manifeste, et n'importe qui peut la recalculer sans nous
demander quoi que ce soit : certutil -hashfile archive.xml SHA256 sous
Windows, shasum -a 256 archive.xml sous macOS et Linux. Deux valeurs
identiques, le fichier est intact. Ces deux commandes sont écrites dans la
note de remise à un avocat, déposée à côté de l'archive; le manifeste,
lui, porte l'empreinte et dit quoi en faire, sans nommer d'outil. C'est là tout
l'intérêt de ces deux commandes, et il ne change pas : le vérificateur n'a besoin ni de
nous, ni de l'application. Un tiers — un avocat, un expert, la partie d'en face
— contrôle le fichier sans rien nous demander et sans rien installer.
L'application, de son côté, vérifie chaque archive juste après l'avoir écrite, et elle sait aussi re-vérifier une archive ancienne, sur demande : l'écran « Mes archives » (Réglages ▸ Archives) liste vos sauvegardes et marque chacune vérifiée ou non; « Confronter le fichier à son manifeste » relit le fichier entier, recalcule l'empreinte sur ses octets et la confronte à celle du manifeste. Trois réponses possibles, dites telles quelles : le fichier est inchangé, il n'est plus celui que son manifeste décrit, ou le manifeste ne porte aucune empreinte à confronter. Ce geste ne part que si vous le demandez, parce qu'il relit tout le fichier et qu'une archive complète avec pièces jointes se compte en gigaoctets.
Pourquoi sceller une archive? Un export ordinaire ne suffit-il pas?
Parce qu'un export nu ne prouve rien. Il est facile d'écrire n'importe quoi dans la base de messages d'un téléphone, et une capture d'écran se fabrique en une minute. Un fichier scellé ne rend pas cela impossible — il rend la modification après coup détectable, ce qui n'est pas la même chose, et c'est déjà beaucoup.
Une archive est-elle recevable devant un tribunal?
Nous ne le promettons pas, et personne d'honnête ne devrait le promettre. Une sauvegarde que vous fabriquez vous-même est une déclaration, pas un témoignage : un procédé écrit et reproductible, jamais une valeur juridique en soi. L'empreinte établit l'intégrité du fichier à partir du moment où il a été créé; elle n'établit pas qui tenait le téléphone, ni qui a rédigé les messages. La suite appartient à votre avocat et, au bout du compte, au tribunal.
Les limites, dites franchement
Ce que le produit ne fait pas, à la date du 6 septembre 2026. Cette liste vit ici plutôt que dans une note de bas de page, et elle est datée pour que vous sachiez de quand elle parle.
Le RCS n'est pas couvert.
Les messages RCS — les conversations « chat », avec accusés de lecture et envoi par données plutôt que par le réseau SMS — transitent par un canal fermé de Google et ne se trouvent pas dans les tables du téléphone. Aucune application tierce ne peut les lire, la nôtre pas plus qu'une autre : ils ne peuvent donc pas figurer dans une archive, et détenir le rôle d'application par défaut n'y change rien. Cette limite est écrite dans le manifeste de chaque archive, pour qu'elle voyage avec le fichier; et vous la retrouverez sur l'écran d'achat, le jour où il y en aura un. Une limite qui compte se dit avant l'achat, pas après.
Il n'y a pas de version iPhone, et il n'y en aura pas.
iOS n'ouvre à aucune application autre que la sienne la lecture ni l'écriture de la boîte SMS. Ce n'est pas un choix de notre part ni un chantier à venir : c'est une porte que le système ne fournit pas. Aucune application tierce n'y arrive, sur iPhone, quel que soit son éditeur.
La vente n'est pas ouverte.
Aucun prix n'est arrêté, aucune caisse ne fonctionne, et l'application ne vous demande rien : elle ne sait ni facturer ni annuler. Le paiement, quand il existera, se fera sur ce site et non dans l'application, qui ne verra jamais votre carte.
Le nuage : une destination marche aujourd'hui, trois attendent.
La copie vers un serveur WebDAV — Nextcloud, ownCloud, Synology et équivalents — fonctionne dès maintenant : vous entrez l'adresse et vos identifiants, et l'adresse saisie est le dossier de destination. Google Drive, OneDrive et Dropbox sont écrits et testés, mais chacun exige d'abord un enregistrement chez son fournisseur, et aucun des trois n'est en règle. Google Drive n'a qu'un enregistrement d'essai, attaché à notre compte de test et à notre clé de développement — et il n'est même plus dans le dépôt : nous l'en avons retiré le 31 août 2026, de sorte qu'une construction faite à partir du code n'a aucun enregistrement Drive. Il ne vaut que si nous remettons nous-mêmes cet identifiant d'essai sur notre machine, et il est à refaire sous le compte d'éditeur avant toute publication. OneDrive et Dropbox n'ont rien du tout. À l'écran, ces trois destinations se déclarent indisponibles plutôt que d'échouer en silence. Quand un accès est retiré par le fournisseur, l'application vous le dit tout de suite — jamais un échec muet.
L'application ne vous rappelle pas d'exporter vos réglages.
L'export existe — Réglages ▸ Archives — mais il faut y penser, et le seul moment où il sert est celui où personne n'y pense : la veille d'un changement de téléphone. Le jour où l'ancien est vendu, effacé ou perdu, il est trop tard, et c'est la seule perte de cette page qui ne se rattrape pas. Un rappel posé au bon moment dans l'application reste à écrire. En attendant, ce rappel est ici, et cette page est le seul endroit où il existe.
Le miroir dans votre nuage n'est pas chiffré par nous.
L'archive y est déposée telle qu'elle a été écrite sur le téléphone. Le chiffrement du miroir n'existe pas encore. Ce qui protège ce fichier, c'est votre nuage et votre mot de passe — pas nous. La copie ne part d'ailleurs qu'après écriture et vérification locale, et si vous débranchez le nuage, ce qui y est déjà déposé y reste : nous n'effaçons rien à distance.
Ce site n'existe qu'en français.
L'application, elle, est offerte en quatre-vingts langues. Les pages publiques n'en parlent qu'une. Ce n'est pas une fausseté, c'est une portée — et c'est un travail à faire. Écrivez-nous dans la vôtre : nous répondrons.
Nous joindre
J'ai une question qui n'est pas ici.
Écrivez à [email protected]. Pour un pépin de connexion d'assistant, commencez par le dépannage de la page Aide : les cas les plus fréquents y sont, avec leur cause.
J'ai trouvé une limite qui n'est pas dans cette page.
Dites-le-nous : c'est exactement ce que cette page est faite pour porter. Une limite connue et tue vaut moins qu'une limite écrite, et nous préférons corriger la page plutôt que laisser quelqu'un l'apprendre à ses dépens.
Dernière mise à jour : 6 septembre 2026